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Enquête sur les cinq millions de Français sans mutuelle

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I y a quelques jours, il a envoyé un courrier à sa mutuelle santé pour résilier son contrat. Les 27 euros de cotisation par mois réclamés par la complémentaire santé étaient trop lourds pour son budget, qui oscille entre 800 et 1 000 euros, selon les mois. Professeur de guitare, célibataire avec une petite fille à charge, Eric Taillandier connaît le prix de la santé quand on ne peut pas se payer une mutuelle : "Pendant cinq ans, je m'en suis passé car je n'arrivais pas à joindre les deux bouts, témoigne-t-il. Mais l'année dernière, j'ai fait une pneumonie et je me suis retrouvé avec 170 euros de facture d'hôpital, que je n'ai toujours pas payés. C'est pour ça que j'ai fait l'effort de reprendre une mutuelle en début d'année. Mais j'ai finalement renoncé : je ne mange déjà pas à ma faim tous les jours..."

  • En France, 8 % de la population, soit 5 millions de personnes, sont dans la situation d'Eric, renonçant à s'offrir une couverture complémentaire santé (mutuelles, assurances privées ou institutions de prévoyance), majoritairement pour raisons financières.
  • Si on excepte la frange la plus aisée de la population (4 % des ménages gagnant plus de 4 600 euros par mois se passent de complémentaire), ils sont 15 % des personnes vivant avec moins de 840 euros par mois à être "sans mutuelles", selon l'enquête Santé protection sociale 2006 de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes).
  • Vivant avec de très faibles revenus, ces personnes ne sont pas éligibles à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) qui rembourse intégralement les frais médicaux : la CMU-C est réservée aux assurés gagnant moins de 606 euros !
  • En pleine crise du pouvoir d'achat, la couverture complémentaire pèse lourd dans le budget des ménages : le taux d'effort pour acquérir une mutuelle est de 10,3 % pour les ménages les plus pauvres contre 3 % pour les plus riches.

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"Les individus faisant face à des taux d'effort trop élevés au regard de ce qu'ils sont prêts à assumer décident de ne pas se couvrir", relève l'Irdes. Or, posséder ou non une mutuelle est de plus en plus déterminant pour un bon accès aux soins.

Si 14 % des Français ont renoncé à se soigner pour raisons financières au cours des douze derniers mois, c'est le cas de 27 % des personnes qui sont sans couverture complémentaire. Sans surprise, les soins sacrifiés concernent prioritairement les dents, les lunettes et les consultations chez le spécialiste, peu remboursées par l'assurance-maladie.

Les patients sans complémentaire s'exposent également à de mauvaises surprises en cas d'hospitalisation avec le forfait hospitalier (16 euros par jour), qui reste à leur charge. Au Secours populaire français (SPF), les bénévoles observent que de plus en plus de gens viennent avec leur facture d'hôpital à payer, comme ils le faisaient jusqu'ici avec leur facture de gaz ou d'EDF.

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L'association constate que se soigner est de moins en moins une évidence. "Avec des tout petits budgets, les gens font des arbitrages en permanence, explique Christophe Auxerre, secrétaire national de SPF. Les assurances et les mutuelles sont sacrifiées. Les déremboursements des médicaments et les franchises médicales ont induit l'idée que la santé coûte cher. Elle est de plus en plus perçue comme la dernière roue de la charrette."

A 61 ans, Yolanda B., jeune retraitée, a dû renoncer elle aussi à sa mutuelle. Elle touchait la CMU-C jusqu'à l'année dernière, mais a perdu ses droits en mars, parce qu'elle dépassait "de 36 euros le plafond". Souffrant d'une grave dépression, elle ne peut plus prendre certains anxiolytiques et antalgiques, qui ne sont pas totalement remboursés;

Même situation pour Patrick Dufraigne, 55 ans, en invalidité pour un problème de hanche, et qui perçoit une pension de 630 euros par mois : "Si vous retirez le loyer, l'électricité, c'est tout simplement impossible de se payer une mutuelle, explique-t-il. Du coup, je ne me soigne qu'en cas d'extrême urgence. J'ai annulé un rendez-vous en cardiologie à l'hôpital, car je ne peux pas me permettre d'être hospitalisé."

Mutuelle santé et couverture santé

Pour pallier aux difficultés des tout petits revenus à s'offrir une couverture complémentaire, les pouvoirs publics ont créé, en 2005, une aide à la complémentaire santé appelée "chèque santé". Ouvert aux personnes dont les revenus sont compris entre 606 et 727,25 euros par mois, le chèque santé peine à trouver son public : seuls 330 000 assurés sociaux en bénéficiaient fin 2007 contre une cible potentielle de 2,5 millions de personnes.

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Ainsi, ni Yolanda ni Patrick ne se sont vu proposer ce dispositif, mal connu des services sociaux. L'aide, entre 100 et 400 euros par an, n'est de toute façon pas toujours suffisante. "Beaucoup de personnes estiment que ce n'est pas assez pour se payer une couverture santé, explique Stéphane Gobel, directeur de la ligne Santé info droits (0 810 00 43 33). C'est notamment le cas des personnes âgées confrontées à des primes importantes."

Conscient de ces blocages, le gouvernement a relancé, en janvier, une campagne d'information pour faire connaître le chèque santé. Mais est-ce suffisant ? La taxation des complémentaires à hauteur d'un milliard d'euros, inscrite dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2009, ne pourra, à terme, qu'augmenter le prix des cotisations.

Les inégalités dans l'accès à la couverture complémentaire risquent encore de se creuser. "Si les primes augmentent, le nombre de personnes sans couverture devrait augmenter dans les années à venir, analyse Marc Perronnin, maître de conférences à l'Irdes. Toute la question est de savoir à partir de quel moment ce ne sera plus supportable pour la majorité des ménages modestes."

Cécile Prieur

Source : Le Monde du 30 septembre 2008

 

 

 

 

 

 

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